Le Projet d’inventaire des Ports Antiques
This web site presents work done to collect, identify and locate ancient harbours and ports. It is based on a study of existing documentation and does not aim to find unknown ports. The result is a list of around 2750 ancient ports based on the writings of 66 ancient authors and a few modern authors, incl. the Barrington Atlas.
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This work is published in 3 volumes, all available in pdf versions, and most of it is reproduced on this web site:
Volume I includes a list of authors (chap. 2) and the list of ports (chap. 3). Some notes are given on ancient ships (chap. 4), on ancient measures and astronomy (chap. 5), on Claudius Ptolemaeus (chap. 6), on ancient structures (chap. 7) and on the layout of the Portus of Rome (chap. 8). A short bibliography of modern literature is given (chap. 9)
Volume II gives the ancient texts of the listed authors.
Volume III gives twenty stories about ancient mariners.
Each page of this web site includes a short English Summary.
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L’objectif du travail présenté dans ce site est de collecter, identifier et localiser les abris et les ports antiques. Il s’agit donc d’un inventaire basé sur une étude de la documentation existante et disponible sur internet et non d’une recherche de nouveaux ports antiques qui seraient inconnus à ce jour. Il faut voir cette liste comme une collection incomplète et le travail de géolocalisation comme une première approche parfois spéculative. Tout ceci demande à être corrigé et complété.
Les abris listés dans cet ouvrage n’ont pas tous laissé des vestiges visibles de nos jours. En effet, dans la notion d’« abri », il faut inclure les mouillages, les zones d’échouage sur la plage et les ports comprenant des structures telles que digues, jetées, embarcadères, quais, entrepôts à marchandises et à matériel, hangars à bateaux et les cales de halage/rampes à bateaux.
On est donc remonté aux sources des textes anciens mentionnant des abris maritimes. C’est finalement un inventaire de près de 2750 abris basé sur les textes de 66 auteurs anciens et quelques auteurs modernes qui est rapporté ici.
Beaucoup de ces ports existent encore de nos jours : les abris naturels n’ont pas beaucoup
changé pendant ces deux-trois derniers millénaires à l’exception notable des
mouvements tectoniques (Alexandrie, Crète), c’est pourquoi les ports antiques
sont parfois enfouis sous les ports actuels (Alexandrie et bien d’autres). A noter aussi que le niveau de la mer dit « eustatique » est monté de l’ordre de 0.50 m depuis 2000 ans (les estimations vont de zéro à plus de 1.50 m, cf. Leo Franco et Nic Flemming).
Les anciens ont souvent recherché les estuaires des fleuves et les plages adjacentes pour se mettre à l’abri. Ils préféraient les sites repérables de loin au large par leur « amer à terre » (montagne typique, phare). Les fleuves charrient cependant la majorité du sable qui parvient sur nos plages et les ports fluviaux ont souvent tendance à s’ensabler (ou
s’envaser). Ceci explique que certains ports antiques soient aujourd’hui loin
de la mer (Portus à Fiumicino) ou simplement plein de sable (Leptis Magna).
Il faut se souvenir qu’une trirème de 37 m actionnée par 170 rameurs « costauds » pouvait être halée sur la plage à condition que la pente n’excède pas disons 1 : 7 (env. 15%) qui est la pente maxi des cales de halage antiques connues. Ceci suppose un sable ni trop grossier, ni trop fin car pour un régime de houle donné, la pente de la plage dépend surtout de la granulométrie du sable. Les sables très fins (voire vaseux) des grands deltas ont une pente très faible qui éloigne l’échouage de la terre ferme. A l’inverse, les galets ont une pente trop raide peu propice au débarquement des hommes à terre.
Les plages en fond de crique abritée fournissaient donc de bons abris. Et il en fallait beaucoup, car les marins suivaient souvent les côtes et recherchaient des abris sûrs pour bivouaquer la nuit ou s’abriter en cas de mauvais temps.
Même s’ils parcouraient entre 50 et 100 milles nautiques par jour (Cf. Mesures Antiques),
il valait mieux avoir un refuge possible toutes les deux-trois heures de
navigation, soit une dizaine de milles seulement (Capt. Maurice MATTEI, « Observations sur le Cap Corse de la carte de Prolémée », A Cronica, octobre 2001). La
longueur du littoral méditerranéen est d’env. 25 000 milles nautiques
(selon Wikipédia) ce qui impliquerait un total de 2500 abris et ports en
Méditerranée. Les abris ne sont pas répartis de façon uniforme mais cette
moyenne donne un ordre de grandeur. Dans le présent catalogue, on dénombre près
de 2250 ports et abris sur le littoral méditerranéen entre Gibraltar et Tanger
(sans compter la Mer Noire et la Mer Rouge). Ceci montre qu’il y aurait peut-être encore
des abris à trouver …
De plus, il fallait nourrir les 200 personnes vivant à bord des galères pendant
les périples. Il n’était pas question d’encombrer et d’alourdir le navire avec
des tonnes de vivres. A défaut de ports, il fallait donc trouver des plages
plus ou moins protégées où l’eau potable était disponible, ce à quoi les
débouchés fluviaux se prêtaient bien. Le Stadiasmus (auteur anonyme) qui
s’apparente aux portulans modernes, répond à ce souci même si on sait que ces
« périples » sont plutôt l’œuvre de voyageurs que de marins : il
est en effet probable que pour mieux préserver leurs secrets, les pilotes de
l’antiquité apprenaient ces informations par cœur.
Il est à noter aussi que les ports mentionnés ci-après ont été répertoriés à partir de textes de dates diverses échelonnées entre, en gros, 800 av. J-C. et 400 ap. J-C., soit 1200
ans. Tous les auteurs n’ont donc pas forcément vu la même chose … Certains auteurs n’ont parfois fait que répéter ce que d’autres avaient écrit avant eux !
Cet ouvrage est publié en 3 volumes, disponibles en version pdf, dont la majeure partie est reproduite sur ce site :
Le Volume I donne une liste des auteurs et de leurs œuvres répertoriés (Chap. 2), ainsi qu’une liste des ports identifiés (Chap. 3). Suivent quelques notes sur les navires et galères antiques (Chap. 4), quelques remarques sur les mesures antiques et sur l’astronomie (Chap. 5). Claude Ptolémée cite explicitement une petite centaine de ports en les situant en latitude et en longitude vers l’an 150 de notre ère, avec quelques corrections que nous étudions de plus près (Chap. 6). Suivent quelques commentaires sur les structures antiques (Chap. 7), quelques réflexions sur le dimensionnement du Portus de Rome (Chap. 8) et une petite bibliographie des principaux ouvrages modernes concernant les ports antiques (Chap. 9).
Le Volume II fournit les citations des auteurs antiques répertoriés.
Le Volume III présente une vingtaine d’histoires de marins de l’antiquité.